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« Réussir à partir de rien » (14/09/2013)

Fabio Tonini s’est livré d’une manière plutôt intime dans les colonnes de La Capitale


Fabio Tonini

Devaux
C’est en fin d’après-midi que Fabio Tonini, joueur du RWDM Brussels, me donne rendez-vous. Il est 16 heures quand il arrive à la rédaction de La Capitale. C’est un jeune homme un peu fatigué mais très souriant que je découvre. Fabio me met tout de suite à l’aise et n’hésite pas à me taquiner. « Vous avez pris de quoi noter au moins ? » Fabio m’invite à m’installer dans sa belle voiture noire. Il allume sa radio. Ce sont des chansons R’n’B qu’elle diffuse. Le footballeur bruxellois m’emmène alors sur la terrasse du Häagen-Dazs de l’avenue Louise, à Ixelles. Une fois arrivés, il commande un café. Je prends un thé glacé. Sous les regards observateurs des autres clients, nous commençons l’interview.

Fabio Tonini, vous avez tout juste 20 ans. Vous jouez en D2 pour le RWDM Brussels. J’imagine que vous consacrez énormément de temps au football ?
Oui, bien sûr. Le football, c’est mon métier donc c’est ma vie. Je m’entraîne environ neuf heures par semaine. Ensuite, il y a les matchs du samedi. On pourrait croire que ce n’est pas tant que ça. Mais ce sont des entraînements intensifs. Ce qui demande d’être en forme et concentré sur le terrain.

Cela vous oblige donc à avoir une hygiène de vie irréprochable ?
Exactement ! Je n’ai que 20 ans donc je ne connais pas encore parfaitement mon corps. Mais j’arrive à gérer. Je ne consomme jamais de boissons alcoolisées et je ne fume pas.

Pour certains jeunes de votre âge, il est impossible de faire la fête sans alcool. Vous n’allez jamais en soirées ?
Si, bien sûr que si. Mais sans boire ni fumer. Il faut se faire plaisir de temps en temps, mais cela reste très occasionnel. Je pense qu’il y a un temps pour tout. Il y a des moments pour travailler, pour sortir, pour les loisirs, et pour sa famille.

Votre famille est très présente dans votre vie ?

Ma famille est très importante pour moi. J’ai deux soeurs qui me soutiennent beaucoup, et qui m’encouragent. Et puis, il y a mes parents qui me poussent à donner le meilleur de moi-même. Mon père est un exemple pour moi. Il a réussi sa vie en partant de rien !

Et côté coeur ? Personne ?

Non, pas pour le moment. C’est difficile de connaître une fille qui accepte le métier que je fais. Il y a plein de contraintes comme celles des entraînements et des déplacements à l’étranger.

Vous n’avez jamais rencontré cette fille prête à accepter tout cela ?
Si ! Je suis restée avec quelqu’un durant un an et demi. Tout avait bien commencé. On avait appris à se connaître, et elle me soutenait. Je sentais que j’étais plus performant avec elle à mes côtés. Elle m’aidait vraiment à ne pas être influencé par mes copains. On passait beaucoup de temps ensemble. J’en suis même venu à préférer une soirée DVD à la maison plutôt qu’une sortie en boîte. Elle faisait complètement partie de ma vie. Mais notre histoire s’est terminée.

Et depuis, vous n’avez plus retrouvé l’amour ?

Il y a évidemment eu d’autres filles. Je ne vais pas vous mentir. Mais aucune qui me rendait meilleur. Ce que je veux, c’est une femme qui me pousse à m’améliorer, qui me tire vers le haut. Je crois au destin. On verra !

Vous vous voyez où dans une dizaine d’années ?
C’est une question difficile ! (rires) Tout d’abord, j’espère être encore en vie. Au niveau de ma carrière professionnelle, j’aimerais pouvoir regarder derrière moi et me dire que je me suis donné à fond. En fait, j’espère atteindre le plus haut niveau.

Le plus haut niveau pour vous, c’est une équipe en particulier ?
Non mais si je dois rêver d’atteindre un certain niveau, ce serait notre équipe nationale. Mais rien n’est certain.

Vous ne rêvez pas d’avoir une carrière comme celle de Ronaldo, avec tout le « bling bling » que cela comporte ?
Non ! Les voitures, les beaux vêtements, les chaussures… Tout cela, c’est du matériel. C’est un plaisir. Je ne vais pas le cacher. C’est une sorte de récompense de mon travail mais ce n’est pas le plus important.

Dans votre vie personnelle, vous vous imaginez comment dans dix ans ?
Avant tout, j’espère que ma famille sera fière moi et de ma carrière. Et puis, plus important que le foot, j’aimerais être aux côtés d’une femme avec laquelle j’aurai eu des enfants.

Vous êtes très discret par rapport à votre vie personnelle !
Oui, je tiens à faire la part des choses entre ma vie de footballeur et le reste. Je me dois de me forger une carapace et de rester un peu mystérieux.

Vraiment ? Vous n’allez donc pas m’expliquer le tatouage que vous avez sur la cuisse ?

(Rires). Comment le savez-vous ? Oui, c’est vrai que j’ai un tatouage. C’est un proverbe italien, écrit en arabe. Mais de nouveau, il y a des choses que je garde pour moi. Seules les personnes qui me sont importantes en connaissent la signification.

Pas d’exclusivité alors ?
(Rires). C’est un message de protection contre le mauvais oeil. Je ne vous en dirai pas plus !

Merci Fabio Tonini pour cet après-midi.

En vrai gentleman, Fabio a insisté pour m’offrir le thé glacé. Je ressors satisfaite de ma rencontre avec ce jeune homme très touchant !

Portrait

Date de naissance : 30 mai 1995.
Age : 20 ans
Taille : 1m71
Poids : 69 kg
Club : RWDM Brussels
Numéro : 30
Un joueur de foot ? Antonio Cassano, de Parme
Une équipe de foot ? L’équipe de Naples
Un maillot de foot ? Celui du Paris Saint-Germain
Un championnat ? Le championnat allemand, la Bundesliga
Un film ? La ligne verte
Un acteur ? Vin Diesel
Un plat ? Les barbecues de son père, les dimanches d’été
Un dessert ? Les crêpes au Nutella
Un mot ? Papa
Une citation ? « La patience jointe à la foie mène à la réussite certaines »

Source : AWATEF DOURHERI - La Capitale 2013
 

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