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“On ne peut pas se battre contre un fantôme” (20/04/2013)

Johan Vermeersch et ses avocats vont attaquer Gulf Dynamic Challenge au civil et au pénal

Hier, Johan Vermeersch a organisé une conférence de presse pour tirer au clair la situation du club et ses relations avec les prétendus investisseurs. En compagnie de ses avocats, Me Clerens et Me Van Steenbrugge, Vermeersch a réexpliqué comment s’étaient déroulées les discussions. Un président qui avoue avoir été charmé par les belles paroles des investisseurs avant de vite déchanter. “Le rêve n’a duré que quelques jours. L’accord prévoyait l’arrivée de quatre nouveaux joueurs. Il y en a finalement eu huit de plus à la demande de M. Bico. On nous a promis de l’argent supplémentaire qui n’est jamais arrivé. Le 25 mars, la somme de 100.000 euros était versée sur le compte de l’avocat de GDC mais avec la condition que cette somme serve d’abord à payer les salaires des huit joueurs (NdlR : 61.500 euros) et le reste pour la licence. Alors que ça devait être le contraire”, précise Me Clerens.

De quoi mettre fin aux négociations selon Johan Vermeersch qui affirme avoir mis l’argent de sa propre poche pour obtenir la licence. Du coup, le Brussels a décidé d’attaquer GDC au civil et au pénal, apportant la preuve que la société Gulf Dynamic Challenge n’existe pas. “Après avoir mené une enquête à Dubaï, il en est ressorti que la société Gulf Dynamic Challenge n’est pas enregistrée au département du développement écononique à Dubaï, que l’adresse fournie pour cette société est en fait celle d’une autre société et qu’aucune information n’a été trouvée quant au nom de Jamal Ben Ferah aux Emirats Arabes Unis. Du coup, on ne peut pas se battre contre un fantôme et nous avons demandé la résiliation de la convention ainsi que des dommages et intérêts.”

Johan Vermeersch a également dévoilé que plusieurs joueurs avaient été contactés par M. Bico leur demandant ne pas s’aligner. Un président du Brussels qui se pose beaucoup de questions sur l’avenir du football bruxellois. Et pour le Brussels ? “Wait and see.”

Source : Sébastien Sterpigny - La Dernière Heure 2013
 

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